Outre le logiciel, traité dans mon précédent article, il est également nécessaire d'investir dans du matériel pour l'utilisation en vol.

1) La tablette :

Les tablettes, qu'il s'agisse d'iPad sous iOS ou de matériel sous Android sont équipées ou non d'une puce GPS interne en fonction du modèle choisi. Par exemple, un iPad WIFI + CELLULAR est équipé de la puce contrairement à la version iPad WIFI.
Bien se renseigner sur la présence ou/non de la puce GPS avant l'achat ! Visualiser sa position sur une application de type map/plan ne suffit pas pour s'en assurer : en effet, une tablette purement WIFI utilisera une triangulation WIFI pour déterminer sa position. Cela fonctionne au sol, à proximité de bornes WIFI mais pas en vol.
Une tablette non équipée nécessite l'acquisition d'un GPS externe comme l'excellent Bad Elf. Bien s'assurer de la compatibilité entre la tablette et le GPS externe.

2) Module GPS externe :

Destiné aux tablettes non équipées de la puce WIFI. Certains modèles se fixent directement sur le connecteur de la tablette, alors que d'autres sont indépendants avec liaison Bluetooth.
Personnellement, je préfère avoir la puce intégrée à ma tablette pour éviter d'avoir un module supplémentaire à devoir gérer dans l'avion : problèmes de connectivité Bluetooth, batteries supplémentaires à charger, risque d'oublier l'appareil dans l'avion, etc.

Il y a néanmoins quelques avantage à cette solution :

  • Si vous disposez déjà d'une tablette non GPS, le module externe est intéressant d'un point de vue prix.
  • Il est possible de placer le récepteur GPS sur le tableau de bord ce qui assure une meilleure réception.

Un smartphone grand écran est une alternative à la tablette surtout comme solution de secours. Attention que la capacité de la batterie est généralement beaucoup plus limitée et que la géolocalisation implique une consommation élevée ! 


3) Batterie externe / powerbank :

Une longue navigation est énergivore et la capacité de la batterie interne de la tablette sera parfois insuffisante. Dans ce cas, une batterie externe est indispensable pour pouvoir recharger en vol ou à l'escale s'il n'est pas possible d'accéder à une prise électrique. Prévoir une capacité suffisante pour pouvoir recharger plusieurs appareils : 9000 mAh ou plus. (les capacités inférieures sont plus destinées aux smartphones)

4) Une fixation :

S'il est possible de déposer la tablette sur le siège passager, il est préférable de la fixer via les nombreuses solutions en vente sur les sites spécialisés. Personnellement, je la fixe sur ma cuisse grâce à une lanière.

Ici également, chaque solution a ses avantages et inconvénients :

  • La fixation sur cuisse est très facile à installer et indépendante du type d'avion. Par contre, elle implique de devoir baisser la tête pour vérifier sa position ... ce qui est néfaste au "lookout".
  • La fixation sur tableau de bord/vitre évite ce problème mais peut être difficile à installer sur certains avions.

5) Une solution de secours :

Que faire si la tablette tombe en panne en vol ? Les problèmes les plus fréquents sont :

  • La perte temporaire de réception GPS. Dans ce cas, il suffit d'attendre quelques minutes et de garder le cap … et son sang-froid.
  • Une batterie déchargée. Prévoir de recharger complètement son matériel avant le vol et toujours avoir une batterie de secours pleine.
  • Une surchauffe de la tablette. Problème particulièrement présent lors des chaudes et ensoleillées journées d'été. Essayer de positionner la tablette de manière à ce qu'elle soit protégée des rayons du soleil. Diriger une bouche d'aération sur celle-ci. 

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Tablette, Powerbank et lanière de fixation.

Personnellement, j'ai toujours une version papier de mon log de nav et l'application Skydemon est également installée sur mon téléphone portable au cas où.
Ne pas oublier d'emporter cables et chargeurs et de recharger l'ensemble du matériel avant le vol ... et de s'exercer de temps à autre à naviguer à l'estime, histoire de ne pas perdre ses acquis.

C'est cela ... oui, Cessna oui !