La turbulence de sillage est un danger bien connu des pilotes. Pour rappel, un avion génère des vortex qui peuvent s'avérer extrêmement dangereux pour qui devrait les traverser.
Ces vortex sont d'autant plus importants que l'avion générateur est lourd, vole lentement et est en configuration lisse. Il sont générés vers l'arrière ont une trajectoire légèrement descendante et sont influencés par le vent.
La parade consiste donc, en approche d'un avion plus lourd, de bien observer sa trajectoire pour en déduire celle des vortex et les éviter.
S'il cela s'avère impossible, il faut respecter les séparations ci-dessous :

Turbulence de sillage 1 full

Il faut bien reconnaître qu'il n'est pas facile d'estimer la distance qui nous sépare d'un trafic.
Heureusement rencontrer des gros porteurs n'arrive quasiment qu'en espace aérien contrôlé et l'ATC est d'une grande aide pour maintenir la séparation.
En pratique, c'est le plus souvent à l'atterrissage sur un aérodrome contrôlé que le pilote d'un avion léger devra faire preuve de prudence et de jugement. Dans cette situation, j'ai découvert récemment l'astuce ci-dessous qui permet de savoir quand tourner en étape de base juste après le passage d'un avion de ligne en finale.

Turbulence de sillage 2 full

Une astuce qui s'avère bien pratique à l'usage.

C'est cela ... oui, Cessna oui !