J’ai eu l’occasion de voler sur ces deux types d’avions : entrainements et belles navigations. Je vous propose un petit bilan comparatif.
Il s’agit de deux appareils quatre places qui conviennent aussi bien à la promenade dominicale en famille qu’au voyage aérien. Motorisation diesel 135ch, hélice tripale à pas variable et commande mono-manette dans les deux cas, ces deux appareils entrent dans la même catégorie et présentent des points communs mais surtout de nombreuses différences :

IMG_8476Diamond DA40

IMG_0723Piper PA28

 

1) Le look :

Le PA28 existe depuis de nombreuses années et, même s’il est encore produit dans une version modernisée, il présente un sympathique look « vintage ». La construction est classique : métal et rivets.
Le DA40 semble par contre beaucoup plus moderne avec des formes épurées rendues possibles par l’utilisation de matériaux composites.

Verdict pour le look : Neutre.

L’aspect d’un avion est avant tout une question de goût. Si certains passagers seront rassurés par le look plus moderne du DA40, d’autres ne se sentirons pas à l’aise sur « un avion en plastique ».


2) Le pilotage :

Le PA28 est clairement le plus facile à piloter. Avec une quasi absence d’effets secondaires, une grande stabilité même en air turbulent, il sera souvent le premier avion quatre places du jeune pilote formé sur Cessna 150/152.
Seul point d’attention, une lourdeur du nez lors de l’arrondi qui exige de bien soutenir l’avion pour ne pas toucher sur la roue avant. Cette lourdeur, qui donne parfois au pilote l’impression de conduire un camion, n’empêche pas le PA28 de voler magnifiquement bien, tout en douceur.
Le DA40 est plus délicat. Tout d’abord, la roue de nez est libre et il faut donc beaucoup utiliser les freins différentiels au taxi. Les effets moteurs sont relativement importants, pas toujours évident de conserver l’axe de piste lors de l’accélération au décollage.
Le manche est également plus nerveux et l’avion plus sensible aux turbulences.
Le DA40 avec ses longues ailes à fort allongement évoque un motoplaneur : le vol à grande vitesse semble beaucoup moins naturel que sur le PA28. L’approche doit se faire impérativement à la bonne vitesse qui doit être calculée en fonction du poids. En cas de vitesse trop élevée, le DA40 flotte très longtemps au-dessus de la piste ou a tendance à rebondir.

Verdict pour le pilotage : Avantage au PA28.

Le PA28 se laisse piloter sans difficulté et pardonne beaucoup. Idéal pour les passagers qui préfèrent un vol calme.

 

3) La vitesse :

Ici, il n’y a pas photo, le PA28 arrive péniblement à 100 KTS en croisière contre 120 KTS pour le DA40.

Verdict pour la vitesse : Avantage au DA40.

 

4) Divers :

La cabine du PA28 est particulièrement spacieuse (pour un avion) et il dispose d’un espace bagage conséquent. Son rival est plus étriqué surtout au niveau des places arrières et l’espace bagage quasi inexistant.
J’apprécie bien entendu l’avionique Glass Cockpit du PA28 même si en pratique j’utilise toujours mon iPad et Skydemon pour la navigation dont je maitrise parfaitement le logiciel.
Le PA28 est particulièrement lourd et sa charge utile plus limitée que celle du DA40. Par contre, en matière d’autonomie, le PA28 est gagnant … à condition de se limiter au niveau du nombre de passagers.

 

Verdict général : Neutre car tout dépend de l’utilisation.

Si vous devez voyager loin avec beaucoup de passagers, prenez le DA40 pour sa vitesse et sa charge utile.
Par contre si vous préférez privilégier confort, plaisir du pilotage et glass cockpit, le PA28 est un excellent choix.

Bons vols !

C'est cela ... oui, Cessa oui !