La formation des élèves pilotes est parsemée d’étapes mémorables. Bien entendu, le premier solo figure en tête de liste.
L’achat du premier casque de vol est certes un épisode moins « glamour » mais constitue néanmoins une étape dont on se souviendra.
Après avoir volé quelques heures, Benjamin, mon instructeur, m’a conseillé d’investir dans un casque de meilleure qualité que ceux « prêtés » par l’école de pilotage.

- « Tu dois absolument te protéger les oreilles! ».

De fait, un avion de tourisme est un environnement très bruyant surtout lorsque l’appareil a déjà quelques heures de vol derrière lui et vibre de toutes ses tôles.
Totalement novice en la matière, je lui ai donc demandé conseil. Il m’a orienté vers un modèle identique à son premier casque : le Pilot Communications PA 18-50.

pilot_PA1850headset

Benjamin garde toujours ce casque en « backup » lorsque son Bose dernier cri à plus de 1.000 EUR lui joue des tours.

Les atouts du PA 18-50 sont sa robustesse et un excellent rapport qualité prix. Equipé d’une électronique ANR, il est vendu à 379 EUR sur le site http://www.pilotshop.biz

Mais qu’est-ce donc que la technologie ANR ?

L 'Active Noise Réduction consiste à atténuer les sons non désirés par l’émission d’une onde sonore de même amplitude mais en exacte opposition de phase que le son original.
Pour faire simple, le casque équipé d’un circuit ANR émet en permanence un son qui annule les bruits audibles dans le cockpit dont principalement le moteur.
Du bruit qui annule du bruit ? Cela semble à la limite du paranormal mais je vous assure que cela fonctionne.
Pour s’en rendre compte, il suffit de débrancher le boitier ANR du casque pour entendre la différence.

D’un autre côté un casque ANR à prix si démocratique a bien quelques inconvénients :

  • Le circuit ANR est situé dans un petit boitier connecté sur le casque par un fil dédicacé. En vol, on ne sait jamais ou déposer le boitier qui fini toujours à terre.
    Le risque de l’oublier dans l’avion et le perdre est bien présent.
  • Le boitier ANR comprend un interrupteur a deux positions : « on » et « auto ».
    En position « auto », le boitier est activé uniquement lorsque le casque est branché sur le circuit de bord et que celui-ci est alimenté en électricité.
    Très pratique en théorie, puisque pas de risque de vider la batterie en cas d’oubli après le vol.
    Malheureusement, le fonctionnement de la fonction « auto » pose problème sur certains avions et le circuit se coupe intempestivement ce qui oblique à passer en position « on ».
  • En cas de brusque et forte variation de pression (par exemple en descente rapide), l’ANR provoque dans certains cas un sifflement de type Larsen absolument insupportable.
    Lorsque cela se produit, une seule solution, retirer la prise du boitier qui ne comporte malheureusement pas de position « off ».
    J’ai pu identifier la cause de ce problème. Les écouteurs comportent de minuscules trous qui permettent d’équilibrer la pression à l’intérieur et à l’extérieur de la coquille. La garniture du coussinet d’oreille a tendance à bloquer ces orifices. Un bon positionnement permet de l’éviter.
  • Bien entendu, pas de liaison Bluetooth avec téléphone portable mais c’est possible via un cable.
  • Le confort global est correcte, à condition de bien régler l’arceau afin qu’il ne serre pas trop la tête.

Après avoir passé mon PPL et accumulé quelques heures de vol, j’ai été tenté de m’offrir un nouveau casque haut de gamme pour Noël.
Néanmoins, après réflexion, je me suis dit que mon bon vieux PA 18-50 est largement suffisant pour un pilote occasionnel.

Petite anecdote lors de mon vol de revalidation SEP du deux janvier dernier avec Benjamin. Juste avant de décoller, Benjamin s’aperçoit que le microphone de son casque fonctionne de manière intermittente.
Devinez ce qu’il a sorti de son sac …

C'est cela ... oui, Cessna oui !