Mi-novembre, la météo est vraiment pourrie mais le vol est maintenu malgré les hallebardes qui tombaient il y a quelques heures encore.

Nous nous alignons tranquillement sur la piste 25R de EBBR en vue d’un petit vol vers LFBO (Toulouse).

LFBO

Ouverture des gaz en grand, notre avion s’élance sur la piste …
Soudainement une alarme retenti dans le cockpit … il y a un problème au niveau du moteur n°3. 

La réaction ne se fait pas attendre, ABORT TAKE-OFF. En d’autres mots, réduire immédiatement la puissance et freiner avant de dégager la piste par le premier taxiway.

Que s’est-t-il passé ?
Rapide analyse : dysfonctionnement d’une valve liée au mécanisme antigivrage du moteur numéro 3.

C’est confortablement assis dans la cabine passager de ce vol Brussels Airlines à destination de Toulouse que votre serviteur, Madame Cessnaoui, et Mademoiselle Cessnaoui junior apprennent la nouvelle par la douce voix de notre commandant de bord.

Il est très intéressant d’observer les réactions des passagers dans ce type de situation.
Certains semblent nerveux mais la majorité se jettent sur leur GSM pour envoyer de multiples textos :

 - « Nous avons échappé à la mort de justesse ! »

ou plus sérieusement

- « P… d’avion, on va être en retard ! » 

La panne nécessite de remplacer la valve.
C’est toujours inquiétant de voir un type avec une caisse à outils s’affairer autour du réacteur !
La réparation est estimée à 20 minutes. Il ne sera même pas nécessaire de faire descendre les passagers.

C’est néanmoins avec plus d’une heure et demi de retard sur l’horaire que nous décollons finalement vers Toulouse.
Les hôtesses nous offrent même un Coca-Cola gratuit en compensation alors que nous voyageons en B. Light !

Merci Brussels Airlines.

C'est cela ... oui, Cessna oui !