DSCN2121

Samedi 27 octobre, D-day pour l’examen d’anglais.

Je suis impressionné par le nombre de participants : plus d’une vingtaine de pilotes, élèves pilotes, instructeurs et même un examinateur hélico ! L’ambiance me rappelle quelques vieux souvenirs (et pas les meilleurs) de la période d’examen à l’école.

Nous pénétrons fébrilement dans la grande salle de cours Aeromotion pour les deux épreuves écrites.

Première épreuve : compréhension à la lecture. Il s’agit de lire un texte orienté aéronautique et de répondre à une dizaine de questions choix multiples sur son contenu.
Le texte est  amusant : Il s’agit du récit d’une alerte à la bombe en plein vol. L’équipage doit trouver une valise contenant une machine infernale qu’il doit désamorcer sur base d’instructions communiquées par radio. Amusant car la dernière phrase du texte nous apprend qu’il ne s’agit en réalité … que d’un exercice.

Deuxième épreuve : compléter le mot manquant dans une phrase. Toujours sous forme de QCM, il s’agit de répondre à une vingtaine de questions comportant quatre choix possibles.

Ces deux premières épreuves m’ont semblées relativement simples et c’est donc sans trop d’inquiétude que commence l’attente pour l’oral. Longue attente malheureusement : l’écrit s’est terminé vers 13h30 et mon « slot » pour l’oral n’est prévu qu’à 16H00.

L’attente est longue pour de nombreux candidats. Edwin pénètre dans le couloir de l’aérodrome de Namur et nous lance : « Ou la la, ça sent le stress ici ! ». Et voilà qu’il nous revient cinq minutes plus tard coiffé d’un casque de viking à cornes histoire de nous dérider. Quelques minutes plus tard, c’est James qui nous rejoint pour raconter quelques plaisanteries et nous conseiller de boire un verre : « Excellent pour l’accent » selon lui. Nous préférons néanmoins attendre la fin de l’examen qui prend beaucoup plus de temps que prévu.

Il est finalement près de 17h00 lorsque je me présente devant l’examinateur qui commente les résultats de mon test écrit : « Vous n’avez fait qu’une seule faute, j’imagine que vous avez une certaine connaissance de l’anglais. »

Il me demande ensuite de lui parler de ma passion pour l’aviation et me pose de nombreuses questions à ce sujet. La conversation est informelle mais lui permet d’évaluer mon niveau plus précisément. 
La dernière épreuve consiste à me faire lire à haute voix un texte sur le fonctionnement de l’altimètre afin d’évaluer ma prononciation.

Benjamin s’est révélé bon prophète car c’est avec un niveau 5 que je sors de la salle. Me voici donc tranquille pour les 6 prochaines années.

That's it ... yes, Cessna yes !

Oh pardon, je voulais dire : C'est cela ... oui, Cessna oui !