La météo ne semble pas très clémente ce dernier dimanche d’octobre. Au moment d’envoyer à Benjamin le SMS de confirmation du vol, j’ai de sérieux doutes sur la possibilité de faire autre chose que du circuit à Namur. Quelques minutes plus tard, réponse de Benjamin : « on tente la navigation, quitte à rebrousser chemin si cela ne va pas ».

J’avais préparé ma première navigation (Namur -> Daussoulx -> cascade de Coo -> barrage de Nisramont -> Namur) de longues heures durant et effectué les derniers ajustements tels le calcul de la dérive, de la vitesse sol et de la consommation, le matin même avant l’aube.

Arrivé à Namur, j’expose mon chef d’oeuvre à Benjamin non sans quelques inquiétudes …

« Bon, c’est pas mal, il manque encore les intervalles de temps, le vent et la prochaine fois tu dois dessiner les lignes de dérives en pointillés. »

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On voir clairement la « diversion » vers Marche tracée à main levée. Cliquer sur photo pour agrandir.

Après quelques explications, nous décollons en direction de Daussoulx puis de Coo. Pas facile de conserver son cap ainsi que l’altitude tout en manipulant le chronomètre et contrôlant les repères au sol. La carte pliée en huit sur les genoux, juste le temps de me retourner pour prendre un crayon dans mon sac situé derrière le siège passager, que je perds 300 pieds et dévie de 20 degrés de ma trajectoire ! Mon organisation du cockpit est à revoir !

Au fur et à mesure que l’on se rapproche de Coo, le niveau du sol s’élève. C’est normal puisque nous volons vers la haute Belgique. Par contre le niveau des nuages s’abaisse également et nous devons voler de plus en plus bas par rapport au sol pour conserver une visibilité acceptable. Benjamin estime qu’il n’est plus possible de continuer ainsi et me propose de faire du « VFR on top ». Il s’agit de voler « à vue » mais au dessus des nuages. Il reprend les commandes afin de tenter de traverser la couche nuageuse … sans succès. J’en profite pour expérimenter les sensations du vol sans visibilité. On ne voit strictement rien, et ressentons des sensations trompeuses concernant la position de l’avion dans l’espace. C’est la raison pour laquelle le vol aux instruments nécessite une qualification spécifique. 

Après un demi-tour, Benjamin me demande de faire une « diversion » vers Marche. Je trace la route à main levée sur la carte et calcule un cap très approximatif.
Nous survolons ensuite la caserne de Marche avant de virer en direction de Namur et de nous poser. Bon atterrissage, ouf ! Ceux du week-end passé n’étaient pas terribles, il faudra encore travailler le vol en circuit et plus particulièrement l’arrondi.

Et voilà ma première navigation de faite.

Pour la semaine prochaine, je dois préparer deux navigations :

  • Namur -> Daussoulx, Beauraing, La Roche, Namur.
  • Namur -> Daussoulx, le point Roméo de Liège, Goetsenhoven, Namur.

Au travail …

C'est cela ... oui, Cessna oui.