Je n’ai pas encore abordé la partie théorique de la formation de pilote privé.
C’est en fait par celle-ci que j’ai commencé ma formation après avoir longuement hésité à m’inscrire. La formation théorique consiste en une dizaine de thèmes regroupés en 5 fascicules :

TEC = Fascicule 1 (Aérodynamique - TEChnique - Exploitation)
MET = Fascicule 2 (METéorologie)
NAV = Fascicule 3 (NAVigation)
REG = Fascicule 4 (RÉGlementation aérienne , Procédures opérationnelles, Communications radiotéléphoniques)
PLH = Fascicule 5 (Performances et Limites Humaines)

L’ensemble de cette matière est dispensé en une centaine d’heures de cours répartis sur 4 mois à raison de deux soirées de trois heures par semaine. L’investissement temps n’est donc pas à négliger et nécessite certains ajustements de l’organisation familiale. De plus, concilier deux soirées par semaine avec la vie professionnelle n’est pas de tout repos : lever 5h50 pour commencer sa journée de travail, arrivée à Namur vers 17h30 pour y manger, cours de 19h00 à 22h00, retour à la maison vers 22h45.

J’entame donc la formation théorique en la considérant comme un mal nécessaire mais indispensable pour concrétiser mon rêve d’Icare.

Premier cour, fin septembre 2010, nous faisons la connaissance de notre formateur. Claude est instructeur et pilote chevronné. Il a plusieurs dizaines de milliers d’heures de vol à son actif et cela se sent immédiatement. Très sympathique, il nous met directement à l’aise. La première soirée est consacrée aux principes de base de l’aérodynamique. Claude complète la présentation Powerpoint par de nombreuses anecdotes issues de son expérience personnelle.

Une semaine plus tard, premier test d’évaluation. De tels tests sont en effet prévus tout au long de la formation afin de s’assurer de notre bonne compréhension de la matière. De plus il est nécessaire de réussir l’intégralité des tests avant de pouvoir présenter l’examen théorique officiel. Chaque test raté doit être représenté. Il s’agit de QCM (Questionnaire à Choix Multiples) qui comprennent entre 16 et 30 questions. Nous devons choisir entre quatre propositions par question. La réussite exige 75% de réponses correctes ! La matière n’est pas trop compliquée, mais sa quantité et sa densité imposent une étude régulière et approfondie. Je l’ai appris à mes dépens lors du premier test d’évaluation. J’ai ensuite pris la décision de rectifier le tir et consacré de nombreuses heures de week-end et soirées à étudier !

Je dois reconnaître que malgré mon appréhension du début, j’ai particulièrement apprécié les cours de Claude et passé de bons moments à Namur. C’est même carrément passionnant !

Quelques outils indispensables au pilote privé :

Le computer : il s’agit d’une règle à calculer permettant d’effectuer des conversions et également utilisée en navigation pour calculer son cap en fonction de la route désirée et de la dérive provoquée par le vent.

Photo 893

 

Le casque : Les avions de location sont généralement équipés d’un casque. Il s’agit néanmoins d’un modèle de base et très rapidement l’élève pilote souhaite augmenter son confort auditif par l’achat d’un casque « actif » qui limite les nuisances sonores.

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C'est cela ... oui, Cessna oui.