S’il est un évènement qui marque le parcours de l’élève pilote, c’est bien son premier vol solo.

J’en avais maintes fois entendu parler : article sur internet, expérience d’autres pilotes et j’attendais donc cette étape avec un mélange d’impatience et d’inquiétude.

On m’avait dit que le premier solo se ferait après 15 à 20 heures de vol en double commande, que mon instructeur ne me préviendrait pas à l’avance afin de m’éviter de stresser par anticipation et blablabli et blablabla.

Chaque premier solo est unique et le mien ne s’est pas déroulé ainsi.

Après quelques dimanches de vol en circuit au dessus de l’aérodrome de Namur nous entamons une série de circuits 24. Première pour moi car jusque là, le dieu Eole m’avait imposé la piste 06 uniquement. C’est une fin d’après-midi ensoleillée, il fait lourd et chaud. Je ne me sens pas à l’aise sur le circuit 24 dont je ne connais pas les points de repères. Après quelque atterrissages, Benjamin, mon instructeur, m’annonce que le temps est idéal et qu’il me lâcherait bien en solo. Surprise car j’ai l’impression de ne pas en toucher une sur ce circuit encore presque inconnu. De plus je ne comptabilise pas encore 13 heures de vol. Je lui fais donc part de mes craintes et nous en restons là.

Le dimanche suivant est venteux mais me permet néanmoins de m’approprier le circuit 24. Benjamin m’annonce cette fois que je ferai mon solo dès que les conditions climatiques sont propices à cet exercice.

Et c’est là que commencent les joies de l’anticipation. Je meurs d’envie de le faire … mais pas trop vite. Suis-je prêt ? Comment vais-je réagir seul aux commandes du Cessna ? Que se passera-t-il si j’ai un malaise ? Pourquoi me suis-je engagé dans cette galère ? Engagez-vous qu’ils disaient !

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